archeologie.chartres.fr

Artisanat et métier

Cachet d'oculiste

Objet découvert en 2008, sentier du clos-vert à Chartres.
IIIe siècle après J.-C.

Les cachets d'oculistes sont des objets en pierre de forme carrée, rectangulaire ou triangulaire. Ils servaient à tamponner les collyres préparés par les oculistes ou leur assistant. Les petits côtés des cachets étaient gravés d'inscriptions qui indiquaient le plus souvent le nom du remède et celui du préparateur.

L'objet présenté constitue une rareté. Une seule face porte une inscription... incomplète. Ce serait un "raté" de fabrication ou un entraînement à la gravure. Toutefois cet objet chartrain constitue un des rares indices d'un atelier de fabrication de cachet d'oculiste en Gaule.

Bâton de comptage

Os de capriné (métatarse droit). Longueur : 94 mm. Largeur : 21 mm.
Fin IIIe – IVe siècles, site boulevard de la Courtille, 2012.

 

Un bâton de comptage aide à la mémorisation ou à l'enregistrement de nombres. Le nombre des marques, le plus souvent des entailles, correspond au chiffre à retenir.

La plus ancienne méthode de comptage connue est la pratique de l'entaille, probablement pour compter les phases de la lune, le gibier abattu et plus tard, le bétail. Elle date de la Préhistoire (30 000 ans avant J.-C. environ).

De la même période, un autre document arithmétique retrouvé en Tchécoslovaquie, est un os de loup muni de 55 encoches regroupées par 5 : décompte d'animaux abattus lors d'une chasse ?

Hipposandale

Fer. Ier siècle après J.-C., sites de la place drouaise-/la Croix-Jumelin, 2008.

Les hipposandales sont des objets que l'on plaçait sous les sabots des chevaux lorsque ceux-ci étaient blessés ou lorsqu'ils devaient emprunter des chemins difficiles. Les crochets bloquaient les lanières de fixation sous le sabot. Les stries sous la semelle permettaient une meilleure adhérence, notamment sur les terrains peu praticables.

Marteau de dinandier

Fer. Longueur : 74 mm. Largeur : 32 mm.
Fin du IIe siècle après J.-C, site dit du Cinéma, 2005-2006.

Ce marteau d'orfèvre, de « repousseur » ou de « garnisseur » servait à travailler les feuilles de métal à base de cuivre. Manié avec dextérité, il permettait la création de motifs en relief, par la technique du repoussé.

Estèque ou spatule de modelage

Fer. Seconde moitié du IIe - IIIe siècle après J.-C.
Site rue des Grandes-Filles-Dieu, 2011.

La lame lancéolée n'est pas symétrique. Elle est davantage usée d'un côté que de l'autre Cet outil sert à réaliser les finitions de la poterie (lissage, décors).

Agrandir la taille du texte Diminuer la taille du texte
Imprimer la pageConvertir au format pdf