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Parure et toilette

Bracelet

Terre cuite. Diamètre : 93 mm. Épaisseur : 10 mm.
Néolithique ancien (5 000 ans avant J.-C.). Site dit "Les Ouches" à Sours, 2007 et 2013.

Avec cinq fragments, ce bracelet circulaire est quasiment complet. Il a été confectionné avec la même pâte argileuse que celle utilisée pour les poteries. Sa couleur noire est due à son mode de cuisson en atmosphère confinée. Cet élément de parure souvent retrouvé au bras des morts, remplaçait les anneaux en roche dure difficiles à se procurer dans la région. Il était sûrement un marqueur de richesse. Cet objet a été retrouvé dans une fosse dépotoir. Il faut en déduire qu'il a été cassé soit pendant sa fabrication, soit pendant son utilisation.

Boucle d'oreille en forme de fleur

Or. IIIe siècle après J.-C.
Fouille dite "du cinéma", boulevard Chasles, 2007.

Ce bijou a probablement été perdu lors de bains pris dans les thermes privés d'une domus, résidence urbaine réservée aux classes aisées. Il a été ramassé dans le fossé dans lequel se déversait l'eau des canalisations des bains.

Le pendant adopte la forme d'une fleur, dont un des pétales se poursuiten crochet (à gauche).
Les deux pendeloques sphériques étaient fixées au crochet (à droite).

Bague

Or. Hauteur : 13 mm. Largeur : 27 mm.
Fin Ier – début IIe siècles. Site boulevard de la Courtille, 2012.

C'est difficile à croire, mais l'objet est une bague. Écrasée par le pied distrait d'un gallo-romain, ou déformée par les tonnes de terre sous lesquelles elle a été retrouvée, la bague est aujourd'hui méconnaissable. Et pourtant !

La noblesse du métal et les techniques de fabrication mises en oeuvre confèrent à cette bague le statut véritable d'objet d'orfèvrerie. Le jonc (ou « l'anneau » de la bague) est constitué de trois fils d'or soudés ensemble.

Le fil du milieu est orné de stries transversales et vient en même temps former le chaton qui accueillait une pierre probablement précieuse, aujourd'hui manquante. Les fils extérieurs du jonc se poursuivent et viennent former forment les sortes de lyres qui encadrent le chaton.

Il s'agit d'un des objets les plus finement ouvragés trouvé à Chartres depuis une quarantaine d'années.

Pot à onguent

Verre. Hauteur : 28 mm. Largeur : 35 mm.
IIe siècle après J.-C. Site dit du cinéma, boulevard Chasles, 2005-2007.

Ce pot se caractérise par sa petite taille. À l'intérieur, des cosmétiques (crèmes, onguents, khôls…) y étaient placés. Ce type de contenant était souvent associé à des tiges torsadées, appelées agitateurs, qui servaient à en retirer les préparations et les crèmes. La durée d'utilisation de cette forme va de 40-60 à 250 après J.-C.

Fermail

Alliage à base de cuivre. XIIIe - XIVe siècles.
Fouille sous L’Apostrophe, à l’angle des rues Maurice-Viollette et Koënig, 2006.

Un fermail, comme son nom le suggère, est un accessoire destiné à fermer un vêtement. Il peut aussi être un simple ornement, à l'instar des broches actuelles. Il complète et agrémente le costume princier, bourgeois et populaire de la période médiévale.

Ses usages sont connus grâce à l'enluminure, l’orfèvrerie ou la sculpture. De nombreux fermaux sont visibles aux cous des statues des portails nord et sud de la cathédrale de Chartres. Ce fermail, est orné de motifs imitant des lettres et porte deux fois le symbole des mains croisées. Ce symbole orne de nombreux fermaux, sans doute offerts en gage d'amour.

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