Nos découvertes : vestiges et collections

Architecture & décors

Tompe-l'oeil gallo-romain

 

 

 

 

 

Enduits peints
Fin du Ier s. – début du IIe s. apr. J.-C.
Longueur : 6 m / Hauteur 3 m
Îlot Casanova, découvert en 2013

 

 

Ce décor présente une alternance de panneaux rouges conçus comme des édicules architecturaux vus en perspective, soutenus à l’avant par deux colonnes lisses et, à l’arrière, par deux colonnes reposant sur des murets bas ; ils supportent un plafond ai caisson en trompe l'oeil auquel sont suspendues des guirlandes végétales ; des animaux bondissants ornent l’extrémité de chaque entablement dont un vase occupe le centre. Les inter-panneaux noirs sont agrémentés de candélabres à ombelles et objets suspendus. Une corniche en stuc sculptée d'oves marque le raccord entre ce décor mural et le plafond de la pièce d'origine. Ce panneau est parsemé de graffiti avec essentiellement des représentations de gladiateurs.La composition de la zone inférieure est inconnue.

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Fresque

 

 

 

Enduit peint
IIe siècle apr. J.-C.
Longueur : 2,10 m. Hauteur : 1,50 m
fouille du Cinéma "Les Enfants du Parais" , découvert en 2005-2006

Ce décor mural gallo-romain restauré, a été découvert dans le comblement d'une cave abandonnée à la fin du IIe siècle apr. J.-C.
Il s'agit d'un décor à fond blanc composé d'éléments architecturaux schématiques (colonne, entablement, corniche) organisés selon le principe de la symétrie.

Au centre du panneau une figure féminine, dénudée et allongée, est vue de dos. Ses jambes sont recouvertes d’un vêtement drapé de couleur jaune et son coude droit repose vraisemblablement sur des rochers. Il pourrait s'agir d'une nymphe ou d'Hermaphrodite.

Ce décor, dont seul l'angle supérieur droit nous est parvenu, devait atteindre près de 3,5 m de haut. Il ornait probablement la pièce de réception de la demeure d'un habitant relativement aisé d'Autricum (Chartres antique).

Photos © CEPMR

Pied d'Apollon

 

 

Calcaire
Hauteur : 32 cm. Largeur : 28 cm
Début IIe siècle apr. J.-C.
Sanctuaire de Saint-Martin-au-Val - Chartres.

28.085.0128.10376.80270

Ce fragment de socle de statue présente les vetiges d'un pied droit cassé au niveau de la cheville et les orteils sont manquants.

Sur le socle, des inscriptions sont présentes :

[---]G•APO[---]
[---]OCO

L'étude de cette inscription a révélé qu'il s'agit d'une dédicace pour le dieu Apollon, fils de Jupiter et de Léto. Diane est sa soeur jumelle. Il fut d’abord le dieu de la Guérison, mais il devint surtout un dieu de l’Oracle et de la Prophétie. C’est peut-être à ce titre que sa statue a été placée dans un autre bâtiment cultuel situé au nord-est du site.

 

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Buste de Diane

 

 

Calcaire
Début du IIe siècle apr. J.-C.
Hauteur : 28 cm / Largeur : 30 cm
Sanctuaire de Saint-Martin-au-Val, découvert en 2013

033.28.085.0128.10378.898

Ce buste est fragmentaire, il appartenait à une personne qui était à l’origine figurée en pied. La nudité partielle oriente l’identification vers une figurine divine ou mythologique. L’excroissance circulaire présente sur l’épaule gauche peut être interprétée comme un élément de carquois. Elle permet d’affirmer que la statue représente la déesse Diane, fille de Léto et Jupiter. Elle est la soeur jumelle d’Apollon et la déesse de la chasse. Les forêts, les clairières et les sources sont son domaine, ainsi que tous les dieux de marge entre deux univers, entre la sauvagerie et la civilisation.

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Caisson hexagonal d'un plafond en bois

 

 

 

 

Première moitié du IIe siècle apr. J.-C.
Sapin, tilleul et/ou noyer Longueur max. : 1 m / Largeur max. : 1 m
Site du sanctuaire de Saint-Martin-au-Val – Chartres, découvert en 2019



Ce caisson hexagonal a été mis au jour en 2019 au sein de la fontaine monumentale du sanctuaire. Il appartient à un plafond à caissons en bois peints et sculptés formant la couverture d’un bassin carré en marbre blanc de Turquie (en cours de fouille). L’ouvrage de menuiserie, dans un état de conservation exceptionnel, présente des formes géométriques complexes (hexagones, losanges) et des décors multiples (rosaces, feuillages, feuilles d’acanthe, frises d’oves, etc.). Il s’agit, à ce jour, du seul exemplaire connu dans le tout le monde romain.
 

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